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  • 01.03.2019
  • 3 min

L’avenir du véhicule électrique se crée en Chine

Entretien avec Alban de Lamarzelle, responsable Sales et Marketing – GAC-Sofinco AFC

 

Comment expliquez-vous le ralentissement du marché chinois ?

Après 26 années de croissance non-stop, le marché chinois a régressé de - 4,2 % en 2018. À l’origine de ce léger tassement, des facteurs conjoncturels : un ralentissement économique, le rétablissement du taux de taxe standard à l’achat d’un véhicule ainsi que la réduction sensible de l’octroi de prêts par des plateformes type Peer to Peer, très présentes dans les petites villes.

Néanmoins, la Chine reste de loin le premier marché automobile au monde. Une voiture neuve sur trois est achetée en Chine, soit 28 millions en 2018.

 

Les perspectives sont donc au beau fixe pour les constructeurs ?

Oui, pour deux raisons principales : d’une part, un public chinois encore largement sous-équipé et surtout, la décision de l’État chinois en 2015, à travers son plan stratégique Made in China 2025, de prioriser l’industrie du véhicule électrique. Dès lors, en quelques années, la Chine est devenue le leader mondial de toute la chaîne de valeur avec une mainmise sur les matières premières, les technologies, les brevets, et l’adoption de normes exigeantes qui pourraient devenir une référence à l’échelle mondiale. En 2018, avec 1 256 000 unités, la Chine a vendu près de 80 % des véhicules électriques commercialisés dans le monde !

Et cela n’est pas fini car ils ambitionnent de commercialiser près de 7 millions de véhicules électrique en 2025. On estime que le parc chinois des véhicules électriques pourrait atteindre 80 millions d’unités à l’horizon 2030.

L’avenir de la voiture électrique se joue en Chine. Les constructeurs automobiles du monde entier l’ont bien compris en y investissant des sommes colossales.

 

Comment se porte le marché du financement en Chine ?

Comparé aux États-Unis ou à l’Europe, la pénétration du financement automobile est encore faible avec 43%. Celui-ci se démocratise néanmoins progressivement, notamment auprès des nouvelles générations.

Les habitudes de consommation évoluent aussi, visant à privilégier des offres de mobilité (type location ou Uber), où la notion de propriété est moins importante que l’usage qui peut en être fait.

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