Friday 18 May 2012
12/2011
Les ménages européens sont confrontés à un environnement macroéconomique nettement dégradé depuis cet été. La crise des dettes souveraines fragilise tour à tour les économies de la zone euro. D’abord la Grèce et l’Irlande, puis le Portugal, l’Espagne et maintenant l’Italie.
Après une période de stabilisation, le taux de chômage progresse de nouveau. Au sein de la zone euro, il représente désormais 10,2% de la population active. De leur côté, les prix à la consommation s’accélèrent. L’inflation est montée à 3% en septembre, contre 2,5% un mois plus tôt. À cela s’ajoutent les mesures d’austérité prises pour réduire les déficits publics et qui accroissent une pression fiscale déjà élevée dans la plupart des pays européens. Résultat : le pouvoir d’achat des ménages s’érode, de même que leur confiance en l’avenir. Il n’est donc pas étonnant que les ventes de détail dans la zone euro aient poursuivi leur recul en septembre. Celles-ci ont diminué de 1,5% sur un an.
L’Irlande reste le marché du crédit à la consommation qui enregistre le plus fort recul des encours au sein de la zone euro (-14,1% sur un an). Les marchés espagnol (-12%) et grec (-6,8%) sont également fortement sinistrés. Dans ces pays, le taux de chômage a fortement grimpé. En Espagne, il s’élève désormais à 22,6% de la population active ; c’est le plus élevé de l’Union européenne.
Au contraire, certains marchés font preuve d’une certaine résilience. Après un coup de frein au début de l’été (croissance nulle en juillet), le marché allemand repart à la hausse. Les encours ont ainsi progressé de 1,2% sur un an, après une hausse de 0,9% en août. La situation du marché du travail en Allemagne est bonne. Le taux de chômage, déjà faible, recule encore (5,9% de la population active en septembre). De son côté, le marché italien résiste (+1,8%, après +2% en août) malgré un environnement macroéconomique qui devient très défavorable. En France, le marché ralentit. Les encours y ont progressé de 0,9%, contre une hausse de 1,4% en août. Dans l’objectif de réduction des déficits publics, le gouvernement Fillon vient d’annoncer de nouvelles mesures d’austérité (hausse d’impôts, désindexation des transferts sociaux…), effectives dès 2012. Celles-ci vont peser encore un peu plus sur le pouvoir d’achat des ménages français, et devraient, par voie de conséquence, accentuer le ralentissement de la consommation.
Graphique :
Encours de crédit à la consommation (institutions monétaires et financières)
(Septembre 2011 / Septembre 2010) – Source: BCE

| May 2012 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Mo | Tu | We | Th | Fr | Sa | Su |
| 01 | 02 | 03 | 04 | 05 | 06 | |
| 07 | 08 | 09 | 10 | 11 | 12 | 13 |
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 |
19 | 20 |
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 |
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||